Le : 14-12-2021 Par : Annalisa Ghebbioni

Crise sanitaire et problèmes climatiques ont eu un fort impact sur l’approvisionnement de certains matériaux et produits. En France, plusieurs pénuries s’installent progressivement sur le marché, mais une entreprise des Hauts-de-France fait la différence.

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L’état de l’économie mondiale, lié à la crise sanitaire, est en grande partie à l’origine de la pénurie de matériaux qui touche actuellement le marché français (et pas seulement). Les différents confinements et les reprises qui ont suivis ont largement contribué à la désorganisation des filières d’approvisionnement. Chacun a tenté à sa manière de s'approvisionner en matières premières, ce qui a fait grimper les prix.

Si cette pénurie mondiale affecte tout d’abord le secteur du bâtiment français, avec le bois qui est certainement le matériau dont la pénurie inquiète le plus, le secteur électronique pose aussi des problèmes. Depuis plus d'un an, les semi-conducteurs, ces composants électroniques majoritairement produits en Asie, viennent à manquer, pénalisant principalement l'industrie automobile française.

 

L’expérience Inodesign

Lancé à Croix, près de Lille, en 2012, le fabricant nordiste de composants électroniques Inodesign est aujourd’hui très sollicité par les industriels français victimes de la pénurie.

La société, qui fabrique cartes électroniques, des plus simples pour micro-ondes, chaudières ou ordinateurs, aux plus sophistiqués pour industriels, atteindra 6 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année avec 50 salariés. De plus, il compte investir l'année prochaine 5 millions d'euros pour doubler de taille d'ici à 2023.

Le secret de leur succès ? Offrir des prix quasiment équivalents aux prix chinois sur les câbles électroniques les plus courants et compenser son surcout de 10% par les économies de transport. Et comme si ça n’était déjà assez, il n’impose aucune quantité minimum, à la différence des fournisseurs asiatiques.

Un modèle en circuit court

La PME a pratiquement doublé son activité tous les ans depuis sa création.

Son fondateur Mickaël Coronado explique leur performance par le fait de tout développer en interne : de la conception à la fabrication - cumulant toutes les compétences de l'électronique à la plasturgie - en passant par le prototypage et le contrôle qualité sur ses propres bancs de test. Ils ont également automatisé un maximum de taches et développé leurs propres machines. « Du coup, à cahier des charges équivalent là où il faut pour d'autres dix à douze semaines pour démarrer une production, nous réduisons ce délai à une demi-journée », déclare fier Mickaël.

L’entreprise, installé dans une usine de fabrication de serveurs qui fait aujourd’hui 2000 m2, compte doubler sa surface ainsi que sa capacité de production dans les deux prochaines années. Tout ça grâce à un soutien du plan France Relance, de 5 millions d’euros, en cours de bouclage. Ce financement sera utilisé aussi pour ouvrir un bureau d’études dans les objets connectés, un secteur encore inconnu pour l’entreprise mais que Inodesign désire conquérir.

Bonne chance Inodesign !

Source : Les Échos 

Le réseau des Parcs d'Innovation Hauts-de-France

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